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Guide d'enseignement sensible aux traumatismes

L’enseignement sensible aux traumatismes ne consiste pas à avoir toutes les réponses. Il s’agit plutôt d’être informé sur les traumatismes et les expériences traumatiques, de reconnaître leurs signes et leurs impacts, et de créer des conditions où les étudiants se sentent plus en sécurité et soutenus lorsqu’un traumatisme a été vécu. Ce guide présente des principes fondamentaux et des stratégies pour aider les éducateurs à intervenir avec compassion, attention et intention.

Guide d'enseignement sensible aux traumatismes
Guide d'enseignement sensible aux traumatismes
Introduction

Qu’est-ce qu’un traumatisme ?

L’enseignement sensible aux traumatismes ne consiste pas à avoir toutes les réponses. Il s’agit plutôt d’être informé sur les traumatismes et les expériences traumatiques, de reconnaître leurs signes et leurs impacts, et de créer des conditions où les étudiants se sentent plus en sécurité et soutenus lorsqu’un traumatisme a été vécu. Ce guide présente des principes fondamentaux et des stratégies pour aider les éducateurs à intervenir avec compassion, attention et intention.

Le traumatisme est « à la fois l’expérience et la réponse à un événement extrêmement négatif ou à une série d’événements, tels que la violence interpersonnelle, une perte personnelle, la guerre ou une catastrophe naturelle.

Guide d'enseignement sensible aux traumatismes

Quelle est la fréquence des traumatismes ?

L’Hôpital pour enfants SickKids rapporte que plus de la moitié des adolescents (62 %) ont vécu un événement potentiellement traumatique. Ceux-ci incluent :

  • violence physique ou agression
  • violence ou agression sexuelle (y compris la traite)
  • violence psychologique ou négligence
  • être témoin de violence à la maison ou dans la communauté
  • intimidation
  • un accident grave de voiture ou autre
  • une catastrophe naturelle
  • une maladie grave ou une intervention médicale importante
  • la perte soudaine et/ou violente d’un proche
  • les expériences de guerre ou de réfugié

Pour les jeunes ayant vécu un traumatisme précoce ou répété, les liens sociaux, le soutien et des stratégies d’adaptation positives peuvent grandement favoriser le rétablissement et le bien-être.³

« Environ 10 % des Canadiens adultes déclarent qu’en tant qu’enfants, ils ont été témoins de violence exercée par un parent ou un tuteur contre un autre adulte à la maison. »

Quelle est la fréquence des traumatismes ?

L’Hôpital pour enfants SickKids rapporte que plus de la moitié des adolescents (62 %) ont vécu un événement potentiellement traumatique. Ceux-ci incluent :

  • violence physique ou agression
  • violence ou agression sexuelle (y compris la traite)
  • violence psychologique ou négligence
  • être témoin de violence à la maison ou dans la communauté
  • intimidation
  • un accident grave de voiture ou autre
  • une catastrophe naturelle
  • une maladie grave ou une intervention médicale importante
  • la perte soudaine et/ou violente d’un proche
  • les expériences de guerre ou de réfugié

Pour les jeunes ayant vécu un traumatisme précoce ou répété, les liens sociaux, le soutien et des stratégies d’adaptation positives peuvent grandement favoriser le rétablissement et le bien-être.³

« Environ 10 % des Canadiens adultes déclarent qu’en tant qu’enfants, ils ont été témoins de violence exercée par un parent ou un tuteur contre un autre adulte à la maison. »

Reconnaître les réactions traumatiques liées à la violence

Le stress et l’anxiété sont des réactions naturelles aux événements traumatiques, et pour les personnes directement touchées, ces réactions peuvent varier considérablement en intensité (CCSM).⁴

Le traumatisme peut se manifester de nombreuses façons chez les jeunes. Bien que la détresse à court terme après un traumatisme soit courante, certains élèves ou membres du personnel peuvent vivre des impacts à plus long terme qui affectent l’apprentissage, la présence à l’école, les relations et les activités quotidiennes. Voici quelques réactions courantes identifiées par SickKids :

  • être incapable d’arrêter de penser à ce qui s’est passé ou essayer d’éviter d’y penser
  • difficulté à dormir
  • cauchemars
  • sensations physiques inconfortables (rythme cardiaque accéléré, nœud à l’estomac, bouche sèche, étourdissements)
  • anxiété
  • tristesse, colère ou inquiétude
  • difficulté à se concentrer
  • fatigue ou faible niveau d’énergie
  • perte d’intérêt pour des activités auparavant appréciées
  • pensées d’automutilation ou de suicide
  • consommation problématique de substances
  • culpabilité liée à certains aspects de l’événement traumatique
  • difficulté à faire confiance aux autres ou à établir des relations proches⁵

Ces réactions sont normales dans le contexte d’expériences extrêmement stressantes. Les processus de guérison et de rétablissement varient, et certaines réactions peuvent apparaître plus tard. Les éducateurs et les professionnels travaillant auprès des jeunes jouent un rôle important en reconnaissant ces réactions, en nommant leurs observations avec compassion et en orientant les étudiants vers un soutien approprié au sein de l’école ou de la communauté.

Reconnaître les réactions traumatiques liées à la violence

Le stress et l’anxiété sont des réactions naturelles aux événements traumatiques, et pour les personnes directement touchées, ces réactions peuvent varier considérablement en intensité (CCSM).⁴

Le traumatisme peut se manifester de nombreuses façons chez les jeunes. Bien que la détresse à court terme après un traumatisme soit courante, certains élèves ou membres du personnel peuvent vivre des impacts à plus long terme qui affectent l’apprentissage, la présence à l’école, les relations et les activités quotidiennes. Voici quelques réactions courantes identifiées par SickKids :

  • être incapable d’arrêter de penser à ce qui s’est passé ou essayer d’éviter d’y penser
  • difficulté à dormir
  • cauchemars
  • sensations physiques inconfortables (rythme cardiaque accéléré, nœud à l’estomac, bouche sèche, étourdissements)
  • anxiété
  • tristesse, colère ou inquiétude
  • difficulté à se concentrer
  • fatigue ou faible niveau d’énergie
  • perte d’intérêt pour des activités auparavant appréciées
  • pensées d’automutilation ou de suicide
  • consommation problématique de substances
  • culpabilité liée à certains aspects de l’événement traumatique
  • difficulté à faire confiance aux autres ou à établir des relations proches⁵

Ces réactions sont normales dans le contexte d’expériences extrêmement stressantes. Les processus de guérison et de rétablissement varient, et certaines réactions peuvent apparaître plus tard. Les éducateurs et les professionnels travaillant auprès des jeunes jouent un rôle important en reconnaissant ces réactions, en nommant leurs observations avec compassion et en orientant les étudiants vers un soutien approprié au sein de l’école ou de la communauté.

Comprendre le comportement des jeunes : le cerveau en développement et l’exposition à la violence

Le cerveau des jeunes continue de se développer jusqu’à environ 25 ans. Le cortex, responsable du raisonnement et de la prise de décision, est la dernière région à se développer. Cela signifie que les jeunes ressentent et réagissent souvent avant de réfléchir.

Le cerveau vérifie d’abord si la situation est sécuritaire. Si un jeune se sent en sécurité, il peut réfléchir et prendre des décisions éclairées. S’il se sent menacé ou hors de contrôle, la réponse au stress s’active, entraînant des réactions de lutte, de fuite, d’immobilisation ou de regroupement. Ce sont des réponses naturelles de survie.

Les traumatismes, l’adversité et le fait d’être constamment en mode survie peuvent amener les jeunes à anticiper le danger. Ainsi, même de petits facteurs de stress peuvent déclencher de fortes réactions et réactiver le traumatisme. Ces réactions ne sont pas intentionnelles; elles sont le signe d’un cerveau réagissant à une menace perçue, et non d’un mauvais comportement volontaire.

Des observations éclairées permettent aux éducateurs de répondre sans réactiver le traumatisme, en offrant du soutien, le développement de compétences et de l’accompagnement plutôt que de la punition ou du jugement.⁶

Contenu adapté du guide Nothing Heals Like Sport Playbook du Center for Healing and Justice through Sport. © 2025 CHJS Tous droits réservés à bit.ly/nhlsplaybook

Comprendre le comportement des jeunes : le cerveau en développement et l’exposition à la violence

Le cerveau des jeunes continue de se développer jusqu’à environ 25 ans. Le cortex, responsable du raisonnement et de la prise de décision, est la dernière région à se développer. Cela signifie que les jeunes ressentent et réagissent souvent avant de réfléchir.

Le cerveau vérifie d’abord si la situation est sécuritaire. Si un jeune se sent en sécurité, il peut réfléchir et prendre des décisions éclairées. S’il se sent menacé ou hors de contrôle, la réponse au stress s’active, entraînant des réactions de lutte, de fuite, d’immobilisation ou de regroupement. Ce sont des réponses naturelles de survie.

Les traumatismes, l’adversité et le fait d’être constamment en mode survie peuvent amener les jeunes à anticiper le danger. Ainsi, même de petits facteurs de stress peuvent déclencher de fortes réactions et réactiver le traumatisme. Ces réactions ne sont pas intentionnelles; elles sont le signe d’un cerveau réagissant à une menace perçue, et non d’un mauvais comportement volontaire.

Des observations éclairées permettent aux éducateurs de répondre sans réactiver le traumatisme, en offrant du soutien, le développement de compétences et de l’accompagnement plutôt que de la punition ou du jugement.⁶

Contenu adapté du guide Nothing Heals Like Sport Playbook du Center for Healing and Justice through Sport. © 2025 CHJS Tous droits réservés à bit.ly/nhlsplaybook

Régulation, dérégulation et co-régulation

Qu’est-ce que la régulation ?

La régulation est la capacité de remarquer, gérer et répondre aux expériences physiques ou psychologiques d’une manière qui favorise l’apprentissage, les relations et la prise de décision. Lorsqu’une personne est régulée, elle peut accéder au cortex préfrontal, la partie du cerveau responsable de la réflexion, de la résolution de problèmes et de l’autocontrôle.

Qu’est-ce que la dérégulation ?

La dérégulation survient lorsque la réponse au stress ou au sentiment d’être dépassé s’active et que le cerveau passe à ses systèmes réactifs inférieurs. Dans cet état, il peut être difficile de penser clairement, de gérer ses émotions ou de réagir de manière flexible. Les comportements peuvent sembler impulsifs, retirés ou émotionnellement intenses, non pas par choix, mais parce que le cerveau est concentré sur la survie.⁷

Contenu adapté du guide Nothing Heals Like Sport Playbook du Center for Healing and Justice through Sport. © 2025 CHJS Tous droits réservés à bit.ly/nhlsplaybook

Pourquoi c’est important dans les milieux jeunesse

  • Le stress et les traumatismes augmentent le risque de dérégulation, surtout chez les jeunes dont le cerveau est encore en développement.
  • L’apprentissage, la communication et la réflexion sont beaucoup plus difficiles lorsqu’une personne est dérégulée.
  • Le comportement est souvent un signal d’un besoin de sécurité et de régulation, et non un problème disciplinaire.

Qu’est-ce que l’autorégulation ?

Régulation, dérégulation et co-régulation

Qu’est-ce que la régulation ?

La régulation est la capacité de remarquer, gérer et répondre aux expériences physiques ou psychologiques d’une manière qui favorise l’apprentissage, les relations et la prise de décision. Lorsqu’une personne est régulée, elle peut accéder au cortex préfrontal, la partie du cerveau responsable de la réflexion, de la résolution de problèmes et de l’autocontrôle.

Qu’est-ce que la dérégulation ?

La dérégulation survient lorsque la réponse au stress ou au sentiment d’être dépassé s’active et que le cerveau passe à ses systèmes réactifs inférieurs. Dans cet état, il peut être difficile de penser clairement, de gérer ses émotions ou de réagir de manière flexible. Les comportements peuvent sembler impulsifs, retirés ou émotionnellement intenses, non pas par choix, mais parce que le cerveau est concentré sur la survie.⁷

Contenu adapté du guide Nothing Heals Like Sport Playbook du Center for Healing and Justice through Sport. © 2025 CHJS Tous droits réservés à bit.ly/nhlsplaybook

Pourquoi c’est important dans les milieux jeunesse

  • Le stress et les traumatismes augmentent le risque de dérégulation, surtout chez les jeunes dont le cerveau est encore en développement.
  • L’apprentissage, la communication et la réflexion sont beaucoup plus difficiles lorsqu’une personne est dérégulée.
  • Le comportement est souvent un signal d’un besoin de sécurité et de régulation, et non un problème disciplinaire.

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