Le cerveau des jeunes continue de se développer jusqu’à environ 25 ans. Le cortex, responsable du raisonnement et de la prise de décision, est la dernière région à se développer. Cela signifie que les jeunes ressentent et réagissent souvent avant de réfléchir.
Le cerveau vérifie d’abord si la situation est sécuritaire. Si un jeune se sent en sécurité, il peut réfléchir et prendre des décisions éclairées. S’il se sent menacé ou hors de contrôle, la réponse au stress s’active, entraînant des réactions de lutte, de fuite, d’immobilisation ou de regroupement. Ce sont des réponses naturelles de survie.
Les traumatismes, l’adversité et le fait d’être constamment en mode survie peuvent amener les jeunes à anticiper le danger. Ainsi, même de petits facteurs de stress peuvent déclencher de fortes réactions et réactiver le traumatisme. Ces réactions ne sont pas intentionnelles; elles sont le signe d’un cerveau réagissant à une menace perçue, et non d’un mauvais comportement volontaire.
Des observations éclairées permettent aux éducateurs de répondre sans réactiver le traumatisme, en offrant du soutien, le développement de compétences et de l’accompagnement plutôt que de la punition ou du jugement.⁶
Contenu adapté du guide Nothing Heals Like Sport Playbook du Center for Healing and Justice through Sport. © 2025 CHJS Tous droits réservés à bit.ly/nhlsplaybook